mercredi 30 avril 2008

Elle + Lui = ...

Toujours dans la lignée de l’article d’hier, je reviens aujourd’hui avec un sujet qui certes fait moins parler de lui, mais qui -à mon humble avis- n’en demeure pas moins intéressant dans une société comme la notre aux idées reçues bien ancrées et où les « on dit » occupent une place de choix dans notre façon de voir les choses.

Je n’ai pas trouvé d’image plus parlante que celle-ci, mais je pense quand même qu’elle remplit suffisamment son rôle pour que vous compreniez que je m’apprête à parler aujourd’hui de l’amitié fille/garçon : peut-on la concevoir sans arrière-pensées ? Comment cela est il perçu -dans notre pays? N’y a-t-il pas de risque qu’elle évoluer vers « autre chose » ?

L’idée d’aborder pareille question m’est venue en repensant à une émission que Delarue avait consacrée à ce thème dans son fameux « Ca se discute ». Il avait amené pas mal d’amis qui vivaient pareille situation pour témoigner et cela m’a surpris de voir que même en France, l’idée n’était pas admise de tous dans les entourages de ces gens là. Que dire alors du Maroc ?

De ce qu’il m’a été donné de constater dans mon entourage, l’idée est défendue en théorie mais trouve du mal à faire son chemin dans la pratique. Car mis à part le joli monde virtuel -où tout le monde s’apprécie et se fait des bisous :p, peu de gens ont des ami(e)s du sexe opposé. Je précise au passage que par ami je veux dire « une personne avec laquelle il y a un sentiment réciproque d'affection qui ne se fonde ni sur les liens du sang ni sur l'attrait sexuel » (merci le dico).

J’en vois d’ici ceux d’entre vous (messieurs) qui revoient la liste d’amis qu’ils ont dressé en lisant le début de l’article…, eh oui les gars !

Je rajouterai pour ma part que ce « type » d’ami(e) est une personne qui apporte quelque chose qu’un(e) ami(e) du même sexe ne peut apporter : plus de facilité à parler de certains sujets, pas de jalousie, un regard différent sur beaucoup de choses… D’où la différence et donc l’intérêt d’en avoir...CQFD.

Place maintenant aux questions posées en introduction à ce post. Les arrière-pensées pour commencer. Je pense que c’est possible (même au Maroc :D) d’entretenir une relation amicale sans arrière-pensées, tout dépend des personnes concernées. Ceci étant, cela n’empêche pas que la relation évolue en quelque chose de plus sérieux. Tout est question de déclic et de hasard. Quoi qu’en général, tout le monde dira qu’il vaut mieux pas vu que ça gâche tout en cas de rupture… De l’autre côté, il y a aussi la relation qui débute avec de l’Amour et qui se transforme en amitié (rare mais pas impossible).
Je passe à présent à ce qu’en pense notre société. Et là, c’est même pas la peine d’aller chercher. Quiconque vous dira qu’il y a toujours anguille sous roche, que c’est anormal et qu’ils -comprenez par là les fameux amis- feraient mieux de ne pas être vus ensemble s’ils ne compte pas s’engager dans du sérieux... (...)

Comme à chaque fois, je finis mon article avec un goût de travail inachevé. Sûrement que c’est mieux comme ça pour que chacun se fasse la fin qu’il souhaite. Au moins ça aura servi à vous faire cogiter un peu... :-)

PS : Cet article est dédié à une personne qui m’est chère (amitié :D) et qui se reconnaîtra sans peine :D

mardi 29 avril 2008

Faire ou ne pas faire...

Dans un pays comme le notre, force est de constater qu'à défaut d'éducation digne de ce nom de la part des parents, la jeunesse semble évoluer au gré de ce que les antennes paraboliques lui rapportent. Pas seulement des pays occidentaux (on n'aurait que de la Tecktonik et du rap dans nos rues), mais aussi de pays arabes -et musulmans en particulier- dont les chaînes à orientation religieuse abreuvent leurs spectateurs d'émissions prêchant la bonne parole et prodiguant des conseils sur -presque- tous les aspects de la vie.

Je ne vais pas m'attaquer ici à ce genre d'émissions, elles sont ce qu'elles sont et ce n'est pas demain qu'elles changeront. Mais je vais plutôt parler de l'impact qu'elles ont sur une partie de la population, qui pour des raisons que je n'ai pas encore toutes cerné, suit à la lettre ce qui lui est raconté via le petit écran. C'est ainsi que grâce à -ou à cause de- ce type d'émissions, le nombre de filles portant le voile et de garçons se faisant pousser la barbe a considérablement augmenté. Et le phénomène se ressent chez les jeunes de plus en plus tôt! C'est bien diront certains, ça prouve que ces jeunes là embrassent le droit chemin et ne succombent pas aux dérives de la société. Et je ne dis pas le contraire! (Jusqu’à ce stade de l’article :p)

Donc quel est l'intérêt d'un tel post? Eh bien je vais vous le dire: Le problème pour moi se pose quand ces mêmes jeunes gens, après avoir atteint un certain âge ou après avoir rencontré telle ou telle personne, changent radicalement de point de vue et abandonnent ces "signes extérieurs"... (Par exemple en enlevant le foulard chez les filles).

Celles et ceux qui me connaissent savent que ça ne me pose pas problème à moi personnellement mais vous savez tout autant que moi le regard que va porter sur eux la société (notre société) une fois ce changement opéré. Ou plutôt devrais-je dire sur elles vu que ce sont les filles qui subissent le plus dans ce genre d’expérience. Pas facile du tout comme pression sur les épaules d’une jeune…

Et en parlant de pression, je pense que dans la majorité de ces cas, c’est par la pression de l’entourage (qu’il soit familial ou professionnel) que la personne franchit le pas. Donc qu’elle ne « choisit » pas ce qu’elle devient, d’où le rejet en question qui survient par la suite…

Mais pourquoi alors évoquer les chaînes télé et incriminer leurs émissions?
Certes, il n'y a pas que ces chaînes qui poussent les gens dans ce sens, mais vous serez d'accord avec moi pour dire que la situation n'était pas aussi flagrante du temps où le mot parabole ne figurait que dans les livres de maths.

La faute aussi à mettre au compte d’une éducation religieuse absente (et dans le cercle familial et dans le cursus scolaire). D’où la facilité avec laquelle nos jeunes gens acceptent ces changements, légers en apparence mais lourds de conséquences.

J’en arrive à la fin de mon écrit, je ne sais pas si je dois le situer dans la rubrique coup de gueule ou pas. J’y ai posé certaines questions, j’ai essayé d’y apporter un semblant de réponse selon mon point de vue personnel. Le sujet m’est apparu digne d’intérêt après qu’une personne proche de moi ait changée de « vision »…

PS : Avant de me mettre à rédiger ce nouvel article, je dois avouer que je me suis demandé s'il ne valait pas mieux rester loin d’un tel sujet afin de ne pas fâcher certain(e)s de mes lectrices/lecteurs. Fort heureusement, l’hypocrisie s’arrête avec le passage au virtuel. D’où l’article que vous venez d’achever… :-)

  • Une citation à méditer: "Les mœurs sont l'hypocrisie des nations." (Honoré de Balzac)

lundi 28 avril 2008

Tout ce que tu veux ma Lola...

En attendant de trouver une orientation définitive à ce blog, vous remarquerez que je touche un peu à tout, et notamment cette fois avec la chronique cinéma. Et pour ceux qui n'ont encore rien déduit du titre de l'article, sachez qu'il est question aujourd'hui de la dernière création de notre Nabil Ayouch national: "Whatever Lola Wants".

Pour résumer sans rien dévoiler qui puisse gâcher la découverte, c'est l'histoire de Lola, jeune -et jolie- américaine qui rêve de devenir une star de la danse mais qui tarde à décoller. Elle entend alors parler d'une danseuse égyptienne et décide un jour, presque sur un coup de tête, d'aller sur place la rencontrer et de devenir son élève. Au passage, elle tombe amoureuse de Zak, qui lui aussi est égyptien...

Le film nous est vendu comme étant une production marocaine, c'est peut être vrai (quoi que le nombre de noms occidentaux dans le générique me fait un peu douter) mais mon petit doigt me dit qu'il n'a de marocain que le réalisateur, l'acteur Assaad Bouab (Marock) et les quelques figurants tels Hammadi Ammour, feu Abderrahim Bargach ou encore le type qui jouait jabbour dans "lalla fatima" et dont j'ai zappé le nom... Enfin bref, ce n'est pas le plus important vu qu'après 1h55 de spectacle, je suis sorti assez satisfait de la salle, fait assez rare pour être signalé.
Je vois déjà ceux qui mettent ça sur le compte de la danse du ventre (faut dire que c'est le thème central du film, donc on y a droit dans toutes les sauces et on s'en plaint pas :p) mais je pense qu'à côté il y a beaucoup d'autres idées intéressantes dont le réalisateur nous parle très subtilement et qui font que le film acquiert une certaine profondeur qui tend à l'éloigner de nos standards nationaux où l'ennui et l'absurde règnent en maîtres.

On y évoque donc différents thèmes tels que l'amour, la persévérance ou encore la volonté de vouloir réussir, la place de la femme dans un pays musulman comme l'Egypte et le regard que porte sur elle la société lorsqu'elle s'éloigne de la "normale" (comme pour danser par exemple). Le tout sur fond de musique bien sûr et avec des passages tendrement drôles qui nous rapprochent de l'héroïne...

Je vois en arrivant à ce stade de l'article que je n'ai fait que jeter des fleurs à Nabil Ayouch et à son film. N'en déplaise à ses détracteurs, moi je dis que c'est le premier long-métrage marocain que j'apprécie à 100% et que je recommande d'aller voir -légalement si possible- ne serait-ce que pour la bonne humeur qu'il dégage. Bravo donc a si Nabil, vive le cinéma marocain et à la prochaine pour un autre article!!!

vendredi 25 avril 2008

Jouer aux méchants, c'est bon !!!



Avec ce nouveau blog, j'essaye de coller un maximum avec l'actualité. Et comme le savent certains d'entre vous déjà, les jeux video occupent une bonne place dans mon actualité à moi. Pour autant, ils ne serviront dans la majeure partie des cas qu'à introduire le sujet du jour. D'où celui-ci relatif aux jeux violents et au très grand succès qu'ils connaissent, ça ne pouvait donc pas mieux tomber vue la sortie très prochaine de GTA4 (Gran Theft Auto pour les non connaisseurs): créateur du genre et bestseller annoncé.

Pour faire simple, disons que dans ce genre de jeux il est possible de tout faire. Cela va des petits boulots genre dealer de poudre jusqu'au braquage de banque en passant par les réseaux de prostitution (vous jouer le proxénète), les affrontements entre gangs rivaux et j'en passe. Le but ultime étant de devenir le caïd de la ville.

Personnellement je ne classe pas ce genre de jeux parmi mes favoris mais je concède que je trouve du plaisir à y jouer. Et j'en connais beaucoup dans mon entourage qui diront la même chose. Alors pourquoi et comment expliquer cela? Serait-ce notre côté sombre et méchant qui parle à notre place? Ou alors la possibilité de réaliser l'interdit dans ce monde virtuel? Peut être simplement le fait que ça permet de se prendre pour le héros le temps d'une partie.
Il y a sûrement un peu de tout ça je crois. Un mélange de sentiments et d'expériences qui font qu'on se prend au jeu et que l'on ne voit plus les mauvaises actions citées plus haut avec l'œil critique et désapprobateur qu'on aurait dans la vie réelle.

A côté de cela, il y a bien sûr la polémique disant que ce genre de logiciel incite à la violence et que les enfants -et les adultes aussi- se passeraient bien de ce genre de choses. Là je suis d'accord sauf que je fais porter la responsabilité aux parents qui ne surveillent pas ce que fait leur progéniture. Parce que jouer au bad boy sur GTA c'est bien, sauf qu'il faut avoir l'âge pour ça (vous vous doutez bien que c'est du 18 et plus)...
Mais je ne rentre même pas dans ces considérations vu qu'ici, on n'achète même pas ces jeux, on les pirate... (peut être l'effet GTA après tout ;-)

Un métier bien de chez nous...

J'annonce la couleur dès le début (pour pas dire que je ne vous ai pas prévenu après): il s'agit là d'un article coup de gueule. Et qui concerne un phénomène propre au Maroc et qui à coup sûr ne dépassera jamais ses frontières: le "métier" de gardien de voiture.

Bien que tu m'as l'air de savoir de quoi je parle -normal tu es un weld/bent leblad ;-) , je vais résumer une situation classique que vit tout conducteur de voiture dans notre beau pays pour qu'on soit sur la même longueur d'ondes et aussi en rogne l'un que l'autre...:D

Tu finis tes courses ou ta journée de travail, tu montes dans ta voiture pour aller je ne sais où, tu commences à te contorsionner pour réussir ton créneau. Tu arrives finalement à faire sortir ton carrosse d'entre ces deux foutues voitures qui t'ont collé comme pas possible, tu bouillonnes de l'intérieur et jures par tous les saints. Bref, tu es assez mal en point et ne demandes qu'à bouger de là pour aller affronter l'embouteillage de l'heure de pointe... C'est à ce moment là que notre ami "lgardiane" déboule de nulle part, te demande de baisser la vitre et attend son du. Tu lui files un dirham pour t'en débarrasser mais il s'avise d'ouvrir sa grande gueule, te demande 2 autres et commence à montrer son soi-disant badge délivré par la préfecture...
Je vais m'arrêter là pour pas choquer les plus jeunes d'entre vous. L'essentiel étant que le message est passé et que tu es convaincu à présent que ça mérite un coup de gueule.

Passée cette longue -mais nécessaire- introduction, voyons voir ce qui se cache derrière ce prétendu métier qui connaît chaque jour de nouveaux adeptes et auquel tout le monde s'est habitué au point de le trouver normal (sauf moi peut-être).

Si on sait une chose à propos de cette profession, c'est bel et bien qu'elle est récente. On n'a commencé à voir ces "gardiens" traîner dans les rues des grandes villes du royaume que vers le début des années 90. Mais comment l'idée leur est venue? Qui leur as proposé de faire cela? D'où leur viennent ces fameux badges rouges dont ils nous narguent? Aucune idée. Toujours est-il que ce ne sont pas les hypothèses qui manquent et chacun y va de la sienne:
Certains disent que ça crée de l'emploi et qu'on a ainsi moins de chômeurs et de voyous, d'autres affirment que c'est le "système" qui les as mis là où ils sont pour pratiquer le tberguigue, un troisième groupe voit ça comme une taxe qui s'ajoute aux autres. Enfin certains innocents protestent en disant que c'est comme ça, qu'ils ne le font que par nécessité et qu'ils ne sont pas à envier...(j'en pleure d'émotion).
Je ne sais pas pour vous, mais je suis d'accord avec les deux premières idées. La troisième par contre NON, mille fois non! Comment peut on se plaindre lorsqu'on passe ses journées à glander et qu'on réussit malgré tout à gagner mieux qu'un licencié qui a usé ses gaudasses sur le chemin de la faculté? N'exagérons rien quand même...

Quoi qu'il en soit, la situation est telle que vous la connaissez et elle n'est pas prête de changer, étant donné que tout le monde ferme les yeux (même les journaux n'en parlent jamais) et semble y trouver son compte. Bizarre quand même, alors qu'on nous bassine ces jours-ci à la télé de toutes ces campagnes sensées lutter contre la mendicité, je les vois bien nous débarrasser de ces bonhommes encore en âge de travailler mais trop fainéants pour se bouger... Dommage!

jeudi 24 avril 2008

Pour ne plus se perdre en route!

Qui ne s'est jamais trompé de route pendant un voyage en voiture lève la main! Je sais sans le voir que presque personne ne peut répondre "Moi" à cette question... Et c'est normal vu que chez nous, la culture des cartes routières fait défaut. Ne parlons même pas des systèmes de guidage par GPS quasi inexistants.

Entre ces deux extrêmes se trouve une solution alternative et encore toute nouvelle. Il s'agit en fait d'un site web 100% marocain et qui vous propose une cartographie complète de notre beau pays (avec possibilité de zoomer et se déplacer dessus librement un peu à la google map). En plus de cela, on a droit à une rubrique de calcul d'itinéraire qui évitera au conducteur lambda de s'arrêter tous les 500 mètres pour demander son chemin.

Bref, c'est encore très récent, un chuiya "vide" comme site (mais c'est le début donc on excuse), mais la navigation y est ma foi assez fluide. Bien sûr, certaines choses viendront s'ajouter au site pour l'agrémenter avec le temps... Moi en tout cas je salue l'initiative et leur souhaite bon courage pour la suite.

Au fait, j'allais oublier de dire que ca s'appelle "marocou" et pour le lien c'est par ICI

Des jeux video, au Maroc, et pas qu'à derb ghallef

Tout à fait ami lecteur... Toi qui croyait que l'on ne faisait que les consommer bêtement -et illégalement en plus- au travers de réseaux clandestins tels que Souika à Rabat et Derb Ghallef à Casablanca, tu sauras en lisant cette article qu'il n'en est rien. Car Ubisoft (un poids lourd du secteur) se préparer à lancer un grand projet au sein de ma ville préférée... Détails dans la suite dans un article tout droit venu du site gamepro.

"Ubisoft a indéniablement à cœur d'étendre son activité partout dans le monde, sans négliger des marchés moins en vue que la Chine (la firme détient un studio très efficace à Shanghai) ou le Canada (ses plus grosses productions viennent des bureaux bien connus de Montréal). Dernière annonce en date : le rachat d'un studio appartenant à Gameloft et basé à Pune, en Inde ("L'Inde est promise à un grand avenir sur la scène du jeu vidéo, c'est donc une opportunité pour nous de renforcer notre présence dans le pays"). On sait aussi que la firme est présente au Maroc depuis de longues années, notamment à Casablanca depuis 1998. Le studio de Ubisoft à Casablanca (Maroc) se composait encore récemment d'une équipe de 50 personnes ayant participé à l'élaboration de jeux tels que Peter Jackson's King Kong ou Prince of Persia : Les Deux Royaumes, mais il connaît actuellement une forte expansion : en novembre dernier, Ubisoft annonçait un plan de croissance prévoyant le recrutement de 150 collaborateurs d'ici 2 ans, afin de porter le total des effectifs à 200 personnes d'ici 2010. Ambitieux.

Ce qui l'est tout autant, c'est l'annonce du jour concernant Ubisoft au Maroc. En effet, l'éditeur vient juste d'annoncer la création d'un nouveau Campus Ubisoft à Casablanca, en partenariat avec Sigma Technologies, leader marocain de l'audiovisuel. "Ouvrant ses portes dès octobre prochain, le campus proposera l'ensemble des formations nécessaires aux principaux métiers de la production de jeux vidéo et de films d'animation, de la programmation à l'animation 3D en passant par la modélisation 3D, le game design et le level design ainsi que la gestion de projets", nous explique le communiqué officiel. L'objectif est clair selon les responsables d'Ubisoft : "le Campus Ubisoft est destiné à attirer, former et retenir les meilleurs créateurs de jeux vidéo et films d'animation au Maroc dans une industrie en forte croissance où les Marocains ont tout à fait leur rôle à jouer. La mise en place du campus est la démonstration concrète de l'engagement d'Ubisoft dans la formation des talents de demain, partout où ils se trouvent", a déclaré Cyril Vermeil, directeur du studio Ubisoft à Casablanca. A noter aussi l'implication de nombreux acteurs dans le projet, puisque Ubisoft a confié la gestion du Campus marocain au Cégep de Matane, associé à l'École nationale du jeu et des médias interactifs numériques d'Angoulême en France. Sont également associés l'Institut Polytechnique de Casablanca et l'Université Laval de Québec au Canada."

Voilà, on en était encore hier à dire que le Maroc est sur la bonne voie. C'est avec ce genre d'annonce qu'on se voit confirmer de tels dire. Moi en tout cas, je dis bravo et dima Maroc, dima Casa :D

mercredi 23 avril 2008

Add to "friend"...

Nous autres marocains sommes connus pour être très friands de la grande toile. Et à défaut d'en tirer profit d'une manière instructive, on obtient un classement très honorable dans les sites de partage vidéo, les plate formes de blogging sans oublier le chat bien sur. A toutes ces activités toutes plus intéressantes les unes que les autres s'ajoutent désormais les réseaux sociaux. Pas vraiment récent comme phénomène, mais qui connait ces derniers temps une "remontée dans les sondages" avec l'arrivée de petits nouveaux tels que Facebook ou Myspace.

>>Pour la petite anecdote, si Myspace était un pays, il se serait classé 10ème derrière le Mexique en terme de nombre d'habitants! C'est dire l'ampleur du phénomène à l'échelle mondiale...
Mais revenons au sujet du jour, qui est celui des marocains et de leur utilisation des réseaux sociaux. Et d'abord pourquoi cette appellation?
En visitant la page d'accueil de ce fameux facebook, on peut lire des phrases du type "rester en contact avec sa famille et ses amis", ou encore "retrouver vos anciens copains de classe", et il nous informe même qu'on peut "partager (vos) photos et vidéos"... Donc c'est bel et bien quelque chose qui va plaire au marocain que je suis :D

Et pour avoir passé pas mal de temps devant cette trouvaille de Mark Zuckerberg (c'est le nom du petit jeune qui en est à l'origine et qui bien évidemment est à présent millionaire), je dois dire que c'est bel et bien quelque chose d'addictif même si je n'y ai pas encore décelé la substance responsable de cela: On passe son temps à visualiser les profils de nos contacts, à commenter leurs photos (c'est fou ce que les gens sont beaux sur le net), à voir avec qui ils sont amis, à jouer à des mini-jeux en flash qui nous ennuient à la troisième tentative... Bref, c'est un peu le bac à sable pour adultes.

Le bilan aurait été alors neutre pour cette application très web 2.0 s'il n'y avait pas eu LE détail qui énerve: la touche "add to friend". J'explique la chose pour celles et ceux qui ne s'y sont pas -encore- essayés: je disais tout à l'heure que l'on pouvait visualiser les profils de nos contacts et dans une certaine mesure ceux de leurs contact (ça n'a pas de limite en fait). Or il se trouve qu'à chaque profil visité, on a la possibilité d'ajouter ce dernier comme "friend". Et c'est comme ça qu'on se retrouve avec des "friend request" de gens que l'on ne connaît ni d'Adam ni d'Eve.
C'est donc à ces contacts inconnus que je m'adresse en disant qu'il faut pas pousser mémé dans les orties quand même... (fin de la minute coup de gueule)

Voilà, je vous laisse retourner à une activité normale. Quant à moi, j'ai encore des "notifications" à lire sur Facebook ;-)

Lmeghrib zine!

Amis lecteurs -et amies lectrices, je vois d'ici ton petit sourire en coin à la lecture de ce titre. Mais avoues quand même que cette phrase ne t'es pas étrangère car toi aussi tu l'as déjà entendu -et pas qu'une fois !- dans ta vie. Quoi qu'il en soit, je me suis dis que discuter de cette phrase et de sa véracité méritait bien un petit article..., ou pas :D

A l'origine, je pense bien que l'on me servait cette phrase (à moi en tout cas) à chaque fois que je critiquais le système, que je disais que telle ou telle chose est meilleure à l'étranger voire même que je me verrai bien vivre ailleurs à cause de certains problèmes récurrents dans notre pays (notamment l'insécurité, ou la corruption pour ne citer qu'eux). Mon père me la lançait comme ça pour me faire taire même s'il savait pertinemment que ça ne changeait rien aux choses.

Ceci dit, je dois avouer qu'avec l'âge (ou à l'aide d'un autre facteur inconnu), ma vision envers le bled a pas mal changé. Pas au point de clamer haut et fort que "le Maroc est le plus beau pays du monde", mais on y arrive...
Bien des choses ont changé depuis le temps. On remarque -et les chiffres sont là pour le confirmer- que les marocains gagnent mieux leur vie, dépensent plus leur argent (logique me direz-vous), roulent dans de belles voitures (merci le crédit à la consommation) et tout et tout. Bref, on est en train de devenir une société de consommation. Du moins en ce qui concerne la ville.
Et s'il est une chose qui renforce ma pensée, ce sont bel et bien les informations de la RTM :D. Rassurez-vous, je ne fais allusion ici qu'à la partie consacrée aux activités de notre souverain et spécialement lorsqu'il s'agit de lancer des projets, de désenclaver des régions reculées (la campagne tiens!) ou encore d'aller inaugurer tel ou tel centre venant en aide aux..., bref je vous renvoie vers la dite chaine pour plus de détails.

Tout ça pour dire que le mouvement est en marche, que certaines actions ont déjà commencé à porter leur fruit et que le meilleur est certainement à venir.

Certes l'équilibre est encore instable (Foutu terrorisme qui menace et l'économie et le tourisme et ...) mais gageons que l'on continuera sur cette lancée positive.


J'en suis déjà à la fin de cet article. Je t'invite donc à méditer dessus la prochaine fois qu'on te dira "lmeghrib zine"...

Quant aux mauvaises langues qui diront que les problèmes cités plus haut existent encore et toujours et ne sont pas prêts de plier bagages, je répondrai qu'on ne vit pas dans un roman de "J.K.Rowling", que les baguettes magiques n'existent pas et qu'il faut arrêter de rêver...