lundi 28 avril 2008

Tout ce que tu veux ma Lola...

En attendant de trouver une orientation définitive à ce blog, vous remarquerez que je touche un peu à tout, et notamment cette fois avec la chronique cinéma. Et pour ceux qui n'ont encore rien déduit du titre de l'article, sachez qu'il est question aujourd'hui de la dernière création de notre Nabil Ayouch national: "Whatever Lola Wants".

Pour résumer sans rien dévoiler qui puisse gâcher la découverte, c'est l'histoire de Lola, jeune -et jolie- américaine qui rêve de devenir une star de la danse mais qui tarde à décoller. Elle entend alors parler d'une danseuse égyptienne et décide un jour, presque sur un coup de tête, d'aller sur place la rencontrer et de devenir son élève. Au passage, elle tombe amoureuse de Zak, qui lui aussi est égyptien...

Le film nous est vendu comme étant une production marocaine, c'est peut être vrai (quoi que le nombre de noms occidentaux dans le générique me fait un peu douter) mais mon petit doigt me dit qu'il n'a de marocain que le réalisateur, l'acteur Assaad Bouab (Marock) et les quelques figurants tels Hammadi Ammour, feu Abderrahim Bargach ou encore le type qui jouait jabbour dans "lalla fatima" et dont j'ai zappé le nom... Enfin bref, ce n'est pas le plus important vu qu'après 1h55 de spectacle, je suis sorti assez satisfait de la salle, fait assez rare pour être signalé.
Je vois déjà ceux qui mettent ça sur le compte de la danse du ventre (faut dire que c'est le thème central du film, donc on y a droit dans toutes les sauces et on s'en plaint pas :p) mais je pense qu'à côté il y a beaucoup d'autres idées intéressantes dont le réalisateur nous parle très subtilement et qui font que le film acquiert une certaine profondeur qui tend à l'éloigner de nos standards nationaux où l'ennui et l'absurde règnent en maîtres.

On y évoque donc différents thèmes tels que l'amour, la persévérance ou encore la volonté de vouloir réussir, la place de la femme dans un pays musulman comme l'Egypte et le regard que porte sur elle la société lorsqu'elle s'éloigne de la "normale" (comme pour danser par exemple). Le tout sur fond de musique bien sûr et avec des passages tendrement drôles qui nous rapprochent de l'héroïne...

Je vois en arrivant à ce stade de l'article que je n'ai fait que jeter des fleurs à Nabil Ayouch et à son film. N'en déplaise à ses détracteurs, moi je dis que c'est le premier long-métrage marocain que j'apprécie à 100% et que je recommande d'aller voir -légalement si possible- ne serait-ce que pour la bonne humeur qu'il dégage. Bravo donc a si Nabil, vive le cinéma marocain et à la prochaine pour un autre article!!!

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